La « justice? » contre les lanceurs d’alerte.

Quatre journalistes de Mediapart, dont son directeur de publication, ont été convoqués, lundi 14 octobre, par la police judiciaire à la demande du parquet de Paris pour être interrogés en enquête préliminaire sur l’un de nos articles de l’affaire Benalla.

Décidément le procureur de la République de Paris est fâché avec le droit de la presse. Il l’avait déjà montré, le 4 février dernier, en tentant une perquisition dans les locaux de Mediapart, pour laquelle il avait requis la brigade criminelle, menaçant ainsi la liberté d’informer et le secret des sources dont elle est indissociable. Voici qu’il récidive en donnant instruction à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de la police judiciaire parisienne d’auditionner quatre journalistes de Mediapart, dont son directeur de publication.

Dans les deux cas, ce sont nos révélations dans l’affaire Benalla qui ont suscité ce zèle du parquet parisien : pour la perquisition, l’article révélant des enregistrements dont le contenu accable l’ancien collaborateur du président de la République, notamment sur la violation de son contrôle judiciaire ; pour la convocation, l’article révélant que le garde du corps d’Emmanuel Macron, un proche d’Alexandre Benalla, est un spécialiste « de l’effraction et de l’infiltration ».

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« Belle justice qui préfère inquiéter les lanceurs d’alerte pour protéger les délinquants au gouvernement. On est pas sorti des ronces… Ça explique bien l’indifférence envers le sort de Julian Assange ».

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